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dApp DOSSDocumentation
Pilier de gouvernance · DAO Universalis

Gouverner ensemble,
sans que le pouvoir
ni l'argent ne corrompent.

La dApp DOSSDecentralized Operating Sovereign System — est le cœur décisionnel de la DAO Universalis. Elle fusionne la sociocratie et une blockchain décentralisée pour résoudre, en même temps, les cinq échecs que partagent toutes les gouvernances humaines connues.

Cette documentation s'adresse autant à un novice complet qu'à un développeur. Chaque terme technique porte une infobulle — survolez-le ou touchez-le pour en obtenir la définition en une phrase.

1 h = 1heure de contribution validée par les pairs = 1 token MERCI
72MERCI sur 6 mois glissants pour participer aux décisions
0autorité centrale — fondateurs compris
5/5échecs universels de gouvernance traités simultanément
◆ En une minute

Dans DOSS, une décision n'est pas gagnée par une majorité : elle est adoptée quand plus personne n'a d'objection motivée. Le droit de décider ne s'achète pas — il s'obtient en contribuant du temps réel, validé par ses pairs. Et lorsque de l'argent entre dans l'équation, un mécanisme appelé facteur d'égalisation ramène le poids du plus gros investisseur exactement à celui du plus gros contributeur en heures. Tout est inscrit dans un registre que personne ne peut réécrire.

01Le problème universel de la gouvernance

Famille, association, entreprise, commune, État : dès que plusieurs humains doivent décider ensemble, trois questions reviennent, identiques, depuis des millénaires. Qui décide, et au nom de quelle légitimité ? Selon quelles règles, et avec quel poids pour chacun ? Comment exécute-t-on ce qui a été décidé, et comment garantit-on que c'est fait ?

Les mêmes réponses ont été essayées mille fois. Les mêmes échecs se reproduisent.

Les cinq échecs, partout les mêmes

Ces cinq défaillances ne sont pas des accidents de mise en œuvre : elles sont structurelles. Elles réapparaissent quelle que soit la taille du groupe, quelle que soit sa culture, quelle que soit sa bonne volonté. Retenez-les — la suite de cette documentation montre comment chacune est traitée, une par une.

ÉchecComment il se manifesteCe qu'il produit
👑Concentration du pouvoirUne minorité décide pour tous, par mandat, par statut ou par capital.Décisions déconnectées du terrain, capture par les intérêts particuliers.
🔌Déconnexion décideurs / acteursCeux qui décident ne sont pas ceux qui font, et ne subissent pas les conséquences.Perte de sens, gaspillage, résistance passive.
💸Risque financierGestion opaque des fonds communs, contrôle a posteriori ou inexistant.Dérives, détournements, méfiance généralisée.
😴Inactivité des membresRien ne distingue celui qui s'implique de celui qui ne fait rien mais garde sa voix.Abstention, paralysie, décisions prises par une poignée.
⚖️L'argent domine le travailLe capital pèse mécaniquement plus lourd que le temps humain engagé.Le plus riche oriente, quelle que soit sa compétence ou son implication.

Les modèles existants, et leurs murs

🏛️

Démocratie représentative

Mandats longs et déconnectés, capture par les groupes d'intérêt, lenteur, abstention. On délègue tout, pour des années, sur un programme global — jamais sur la décision réelle.

🏢

Entreprise pyramidale

Décisions descendantes, intelligence du terrain ignorée, perte de sens. L'engagement réel des salariés est structurellement faible dans la plupart des grandes organisations.

🤝

Gouvernances partagées

Holacratie, sociocratie, entreprises « libérées » : de vraies avancées humaines, mais quorum, pouvoir informel et contournements persistent dès qu'une personne clé part.

⚠ Le point commun

Sans infrastructure de transparence et de traçabilité, tout repose sur la bonne volonté. Un départ, une règle contournée, et les vieux réflexes reviennent. La sociocratie fonctionne remarquablement bien — tant que quelqu'un veille à ce qu'elle soit appliquée. C'est exactement ce qu'une machine peut faire sans jamais se fatiguer, sans jamais avoir d'intérêt personnel, et sans jamais oublier.

La promesse blockchain — et la désillusion

Une DAO devait être la réponse : des règles inscrites dans le code, des décisions tracées, des trésoreries gérées par des programmes qui se déclenchent seuls quand les conditions votées sont remplies. La coordination sans autorité centrale. Sur le papier, c'est parfait.

Dans les faits, la plupart des DAO ont reproduit exactement les biais qu'elles prétendaient supprimer :

🪙

Le pouvoir à l'argent

Plus on détient de jetons — qui s'achètent —, plus on pèse. Un gros détenteur oriente seul l'ensemble des décisions. C'est une ploutocratie, avec une couche de cryptographie.

🥶

Gouvernances gelées

Rien ne sanctionne l'inactivité : quelques pour cent de votants décident pour tous. Beaucoup de grandes DAO peinent à réunir un quorum significatif.

🌫️

Trésoreries opaques

Malgré la blockchain, les allocations se décident en coulisses, sans lien démontré avec le travail réellement fourni. Des fonds votés « pour le développement », jamais audités.

◆ Le constat qui fonde DOSS

Aucun système existant ne résout les cinq échecs en même temps. Chacun en traite un ou deux et rouvre les autres. La démocratie directe répond au premier mais pas au quatrième ; le token-voting des DAO répond au troisième mais aggrave le premier et le cinquième ; la sociocratie répond au premier et au deuxième mais reste sans garantie technique. DOSS est conçue pour les prendre tous, ensemble, dans un seul système cohérent.

02La DAO Universalis

La DAO Universalis est une organisation autonome décentralisée constituée volontairement par ses membres pour soutenir, gouverner et financer des projets éthiques et solidaires : autosuffisance alimentaire, énergétique, médicinale et financière, éducation, santé, régénération du vivant.

Elle n'est pas une entreprise qui utiliserait la blockchain comme argument marketing. Elle est une infrastructure de coopération : un ensemble de règles, d'outils et de garanties techniques que n'importe quel groupe humain peut adopter pour décider et agir ensemble sans qu'un centre ne s'impose.

Mission, et ce qu'elle engage

Constitution · Article 2 — Mission

Distribuer le pouvoir de décision en proportion de l'engagement réel des contributeurs, et non de leur seule capacité financière. Reconnaître la valeur du temps humain comme monnaie première de la coopération. Garantir la transparence, l'auditabilité et la résilience des décisions et des fonds par l'usage rigoureux de la blockchain.

Sept valeurs sont inscrites à l'Article 3 de la Constitution, et elles ne sont pas décoratives : plusieurs sont directement traduites en règles exécutables dans la dApp.

⚖️

Équité

Chaque contribution — temps, compétences, ressources — est reconnue à sa juste mesure. Aucun groupe ne peut dominer un autre. Traduite en code : facteur d'égalisation.

🔍

Transparence

Toutes les décisions, tous les flux financiers, toutes les contributions sont enregistrés et auditables par les membres actifs. Traduite en code : registre immuable.

🎯

Responsabilité

Chaque membre répond de ses actes, de ses succès comme de ses échecs. La DAO ne se substitue jamais à la responsabilité individuelle.

🤝

Coopération constructive

Toute objection s'accompagne d'une proposition de bonification. La critique sans alternative n'est pas reçue. Traduite en code : 4 champs obligatoires.

🌱

Sobriété et long terme

La spéculation prioritaire, le court-termisme et l'enrichissement personnel disproportionné sont étrangers à l'esprit de la DAO.

🌍

Inclusion & respect du vivant

La DAO accueille toute personne sincèrement engagée, sans condition d'origine, de langue, d'éducation ou de patrimoine. Ses projets doivent régénérer, pas détruire.

Trois piliers, indépendants et interopérables

L'écosystème repose sur trois applications décentralisées distinctes. Chacune fonctionne seule ; ensemble, elles forment un cycle complet. Cette séparation est délibérée : elle évite les silos, empêche qu'un pilier ne domine les autres, et rend le modèle adoptable par morceaux.

⚖️

dApp DOSS — gouvernance

Structure, valide et exécute les décisions collectives. Propositions, cercles, consentement, tâches, token MERCI, déclenchement automatique des actions adoptées.

Objet de cette documentation
💰

dApp DeFi — finance

Moteur économique. Gère et fait fructifier la trésorerie via des stratégies de finance décentralisée. 70 % de la commission qu'elle prélève sur les gains alimentent la trésorerie commune de la DAO, qui ne finance que des projets éthiques.

🧬

dApp AUM — compétences

Attraction, Unification, Mobilisation. Annuaire décentralisé des compétences, mise en relation des talents et des besoins des projets. Aujourd'hui intégrée comme module Mini-AUM dans DOSS.

Comment les trois se répondent

  • DOSS reçoit et valide une proposition → DeFi fournit les fonds → AUM identifie et mobilise les compétences nécessaires.
  • AUM détecte un besoin de compétence → DOSS valide un budget → DeFi finance le programme.
  • DeFi génère des revenus → DOSS décide de leur allocation → AUM recrute pour maximiser l'impact.

Aucun pilier ne domine les autres : chacun exerce un rôle de vérification sur les deux autres. La DAO est donc décentralisée y compris dans son architecture logicielle.

La Constitution — le socle opposable

Un texte fondateur de 46 articles, signé numériquement par chaque membre avec la clé privée de son adresse Minima. Cette signature est enregistrée de façon immuable et vaut preuve d'engagement. Aucune adhésion ne peut être imposée ; aucun retrait ne peut être empêché.

La Constitution prime sur tous les autres documents — white papers, cahiers des charges, règlements de cercle, statuts juridiques locaux. Lorsqu'un texte la contredit, c'est elle qui l'emporte.

⚑ Quatre articles verrouillés

Quatre articles ne peuvent être modifiés que par le consentement unanime de tous les membres actifs décisionnaires, et non par la procédure ordinaire :

  • Art. 4 — Principe d'égalité décisionnelle : au-delà des seuils, une voix par membre actif, quel que soit le nombre de tokens détenus.
  • Art. 5 — Non-spéculation et non-domination : aucune accumulation ne peut imposer une décision contre un avis raisonné.
  • Art. 6 — Décentralisation irrévocable : aucune autorité centrale exclusive n'est reconnue.
  • Art. 24 — Le principe du facteur d'égalisation.

Ces quatre verrous sont ce qui distingue une DAO réellement décentralisée d'une organisation qui pourrait, un jour, décider à la majorité de cesser de l'être.

03La dApp DOSS : rôle, place, approche

DOSS signifie Decentralized Operating Sovereign System — système d'exploitation souverain et décentralisé. Le mot « système d'exploitation » est exact : DOSS ne gère pas un sujet, elle gère le processus par lequel un collectif transforme une idée en décision, puis une décision en action vérifiée.

Sa place : le pilier sans lequel rien ne s'exécute

DeFi produit de la valeur. AUM identifie les compétences. Mais ni l'un ni l'autre ne peut décider. Aucun euro ne sort de la trésorerie, aucune tâche n'est rémunérée, aucun cercle n'est créé, aucun rôle n'est attribué, aucune règle n'est modifiée sans être passé par DOSS. C'est le point de passage obligé, et c'est précisément pour cela qu'il ne peut appartenir à personne.

◆ Le principe cardinal

Aucun pouvoir central — pas même pour les fondateurs. Les règles sont dans le code et personne ne peut les contourner. Les fondateurs sont soumis exactement aux mêmes mécanismes que tous les autres membres. Changer une règle exige de passer par… ce même fonctionnement. C'est vérifiable : la Constitution en fait un article verrouillé à l'unanimité (Art. 6), et l'architecture technique ne prévoit aucune porte dérobée.

L'approche unique : la sociocratie rendue infalsifiable

La sociocratie, formalisée par Gerard Endenburg dans les années 1970, est une méthode de gouvernance partagée remarquable : on décide en équipes autonomes, et par consentement plutôt que par vote. Son problème n'a jamais été théorique — il est pratique. Elle exige une rigueur constante que les organisations humaines perdent dès qu'elles grandissent, dès qu'un facilitateur s'en va, dès qu'une urgence sert de prétexte.

DOSS apporte ce que la sociocratie n'avait jamais eu : une machine qui applique la méthode sans se lasser, sans intérêt personnel, et sans possibilité de contournement. Le processus n'est plus une bonne pratique, c'est une contrainte technique.

Une sociocratie « à l'ancienne »

  • Le facilitateur peut « oublier » un tour de réaction pressé par le temps.
  • Une objection peut être balayée en réunion par l'autorité informelle.
  • L'historique dépend d'un secrétaire et d'un fichier partagé.
  • Qui a le droit de décider relève de l'appréciation.

La sociocratie dans DOSS

  • Le tour de réaction ne s'ouvre pas tant que la clarification n'est pas close.
  • Une objection sans amendement concret est structurellement irrecevable.
  • L'historique est un registre qu'aucune partie ne peut réécrire.
  • Le droit de décider est calculé, pas négocié.

Les sept mécanismes qui changent la donne

Chacun est détaillé plus loin dans cette documentation. Voici la vue d'ensemble, et à quel échec universel chacun répond.

  1. Des cercles autonomes par domaine

    Pas de pyramide, mais des équipes spécialisées. Chacune détient une autorité pleine et exclusive sur son domaine, sans avoir à demander la permission d'un centre.

    → Résout l'échec n°1 : la décision est distribuée là où se trouve la compétence.
  2. Le consentement plutôt que le vote majoritaire

    Une proposition n'est pas adoptée parce qu'une majorité l'emporte, mais parce que plus personne n'a d'objection raisonnable. Une objection ne bloque pas : elle oblige à améliorer.

    → Résout les échecs n°1 et n°2 : aucune voix n'en étouffe une autre.
  3. L'élection sans candidat

    Personne ne se porte candidat. Chacun nomine la personne qu'il juge la plus compétente, avec justification factuelle. Pas de campagne, pas d'ego. L'IA synthétise, le cercle valide par consentement.

    → Résout l'échec n°1 : le pouvoir est confié, jamais conquis.
  4. Le token MERCI — le temps humain comme mesure

    Une heure validée par les pairs = un token MERCI. Le travail devient une preuve de contribution qui ouvre le droit de décider. Seuil : 72 MERCI sur 6 mois glissants, soit environ 3 h par semaine.

    → Résout les échecs n°2 et n°4 : ceux qui font sont ceux qui décident.
  5. Le facteur d'égalisation

    Le mécanisme central. Le capital investi est converti en équivalent-temps, de telle sorte que le plus gros investisseur pèse exactement autant que le plus gros contributeur en heures — ni plus, ni moins.

    → Résout l'échec n°5 : l'argent ne peut plus dominer le travail.
  6. L'exécution automatique et l'immuabilité

    Une fois la décision prise, aucune intervention humaine centrale n'est nécessaire ni possible. Smart contracts et multisig exécutent : fonds, tâches, tokens, suivi. Tout est gravé sur Minima.

    → Résout l'échec n°3 : la confiance devient une garantie technique, pas une promesse.
  7. Une trésorerie entièrement transparente

    Chaque membre voit la comptabilité complète en temps réel. Personne ne déplace les fonds seul : plusieurs signatures sont requises. La trésorerie fructifie via la dApp DeFi, et 70 % de la commission prélevée sur les gains financent des projets éthiques et solidaires.

    → Résout les échecs n°3 et n°5 : la valeur retourne à la communauté.

Les cinq échecs, résolus un par un

Échec universelRéponse de DOSSCe que cela change concrètement
👑 Concentration du pouvoirCercles autonomes + élection sans candidatLe pouvoir est distribué par domaine et confié sur compétence, jamais conquis par campagne.
🔌 Déconnexion décideurs / acteursToken MERCI + consentementSeuls les contributeurs actifs et à jour décident. Ne pas faire, c'est cesser de décider.
💸 Risque financierSmart contracts + trésorerie multisig on-chainLes fonds se libèrent par phases contre livrables vérifiés, sous signatures multiples, à la vue de tous.
😴 Inactivité des membresSeuil de 72 MERCI + offboarding automatiqueLe droit de décision s'éteint de lui-même en cas d'inactivité. Il se regagne en contribuant.
⚖️ L'argent domine le travailFacteur d'égalisationLe capital est ramené à l'échelle du temps humain. Un gros chèque ne vaut jamais plus que le plus gros contributeur.
✓ Ce qui est réellement unique

Prise isolément, aucune de ces idées n'est inédite. Des DAO utilisent des smart contracts ; des collectifs pratiquent la sociocratie ; des coopératives comptent les heures. Ce qui n'existe nulle part ailleurs, c'est leur assemblage cohérent : une sociocratie complète, rendue infalsifiable par une blockchain où chaque membre peut faire tourner son propre nœud, avec une économie du temps qui neutralise le pouvoir de l'argent sans l'exclure.

04Cercles, domaines et rôles

Une organisation pyramidale concentre l'information vers le haut et les ordres vers le bas. DOSS remplace cette logique par un ensemble de cercles — des équipes autonomes, chacune souveraine sur un périmètre précis, et reliées entre elles par des représentants. Le modèle est emprunté au vivant : des cellules spécialisées, membranes distinctes, échanges permanents.

Ce qu'est un cercle, et ce qu'il peut faire seul

Un cercle est un groupe auto-gouverné de membres actifs, spécialisé dans un domaine. Il dispose d'une autorité décisionnelle réelle sur son périmètre, tout en restant aligné sur la mission globale.

  • Autonomie opérationnelle — le cercle définit ses propres règles internes : fréquence des réunions, méthode de priorisation, charte interne. Le cercle Finance peut décider seul d'organiser des audits mensuels ; il n'a pas à en demander l'autorisation.
  • Non-ingérence — aucun cercle ne peut intervenir dans le domaine d'un autre sans consentement explicite. C'est une garantie, pas une politesse.
  • Collaboration transversale — quand une proposition touche plusieurs domaines, tous les cercles concernés sont automatiquement sollicités. Ils décident ensemble, chacun sous son angle.
  • Création dynamique — tout membre peut proposer un nouveau cercle ou sous-cercle si un besoin émerge. Il faut le consentement des cercles impactés.
Constitution · Article 14 — Cercles autonomes

La gouvernance opérationnelle de la DAO est exercée au sein de cercles autonomes, chacun spécialisé dans un domaine précis et doté d'une autorité décisionnelle sur son périmètre.

Le double lien : relier sans hiérarchiser

Le risque des équipes autonomes est connu : elles dérivent, se replient, perdent de vue l'ensemble. La sociocratie résout cela par le double lien, et DOSS l'implémente comme une structure de données, pas comme une intention.

Chaque cercle désigne un membre qui le représente dans le cercle parent — et reçoit en retour un délégué de ce cercle parent. Deux flux, dans les deux sens, en permanence. Ces deux représentants sont eux-mêmes désignés par élection sans candidat parmi les membres décisionnaires.

⚙ Comment c'est codé

Une table dédiée porte une ligne par paire parent ↔ enfant, avec deux « rôles-sièges » : un siège montant, qui vit dans le cercle enfant, et un siège descendant, qui vit dans le cercle parent. Le titulaire courant n'est jamais copié : il est dérivé de l'attribution de rôle active. Un siège vacant s'affiche comme vacant, jamais comme un ancien titulaire oublié. La cartographie affiche ces liens sous forme de pastilles ↑ et ↓ sur chaque trait.

Les rôles, et comment ils sont attribués

Un rôle est une responsabilité clairement définie portée par un membre au sein d'un cercle. DOSS distingue deux familles :

  • Rôles fixes — présents dans tout cercle : Coordinateur, Facilitateur, Secrétaire (ou Scribe). Ils structurent le fonctionnement sociocratique.
  • Rôles libres — définis à la création selon les besoins : Expert DeFi, Chef de projet, Comptable, Onboarder, Responsable terrain, Formateur, Référent multisig… La liste n'est pas fermée : tout membre peut proposer un nouveau rôle.

L'élection sans candidat, étape par étape

C'est l'un des mécanismes les plus contre-intuitifs et les plus efficaces du système. Personne ne se propose soi-même.

  1. Création du rôle

    Le rôle et ses prérequis (compétences, qualités attendues) sont définis et adoptés par consentement du cercle.

  2. Nominations individuelles

    Chaque membre décisionnaire du cercle désigne la personne qu'il juge la plus indiquée, en argumentant factuellement : expérience vérifiable, disponibilité, complémentarité. Pas de promesses, pas de programme, pas de campagne.

    Exemple réel du prototype : « Elena maîtrise les smart contracts et a co-signé plus de 40 transactions multisig sans erreur. »
  3. Consolidation assistée par IA

    L'IA lit toutes les justifications, en extrait les critères récurrents et propose objectivement le membre qui réunit le plus d'arguments — en citant lesquels, et combien de fois chacun revient. Elle ne décide pas : elle synthétise.

  4. Consentement du cercle

    La proposition de nomination est soumise au consentement, comme n'importe quelle autre décision. Le membre désigné peut refuser sans avoir à se justifier : la procédure est alors relancée.

◆ Pourquoi c'est important

Dans une élection classique, on choisit celui qui veut le poste et sait le demander. Ici, on choisit celui que les autres jugent le plus compétent, sur la base de ce qu'ils ont eux-mêmes constaté. L'ego cesse d'être un avantage compétitif. Et un rôle confié peut être repris : il n'appartient pas à son titulaire.

La cartographie des cercles

L'arbre des cercles est à profondeur libre : un sous-cercle peut lui-même en contenir d'autres, sans plafond. Chaque projet adopté par la DAO devient automatiquement un sous-cercle du cercle Projets DAO, avec sa propre adresse de fonds.

CercleMissionDomaine d'autorité exclusive
Vision, Mission & Valeurs
cercle général
Gardien du cap et de la cohérence de l'ensemble. Parent des quatre cercles fondateurs.Vision, valeurs, médiation inter-cercles, mémoire de la DAO.
Design & DéveloppementConception des processus de la DAO, développement des trois dApps, audit de sécurité des smart contracts.Architecture technique, développement logiciel, sécurité informatique, validation technique des propositions.
Onboarding MembresGérer l'intégration et la sortie des membres, valider les profils, orienter les candidats vers les cercles correspondants.Admission, validation des engagements et signature de la Constitution, profilage des compétences, périodes probatoires.
Levée de Fonds & DeFiGérer le multisig de trésorerie, assurer la fructification des fonds, valider les aspects financiers des projets.Gestion des fonds, implémentations DeFi, responsabilité comptable, validation des budgets.
Projets DAOValider et suivre les projets accueillis à vocation éthique et solidaire, mesurer leur alignement et leur impact.Évaluation des projets, suivi des livrables, mesure d'impact des projets financés.

Sous-cercles existants

Sous Design & Développement

  • Développement dApp DOSS — cœur opérationnel de la gouvernance.
  • Développement dApp DeFi — pilier financier, outils de stratégie.

Sous Projets DAO

  • Cité du Vivant — autonomisation des communautés à Ouèssè, Bénin. Projet phare.
  • Olympe — salle de sport écologique, innovante et communautaire.
  • Unchain Academy — éducation : blockchain, crypto, DeFi, développement personnel.
  • Eco World Village — rendre investissables les actifs agricoles invisibles via un système de preuve et de consensus.

De nouveaux cercles peuvent naître à tout moment : il suffit qu'un besoin émerge et qu'une proposition de création soit adoptée par consentement. C'est la voie ordinaire de l'Article 14 — et elle a déjà été empruntée.

05Le cycle d'une proposition

C'est ici que DOSS se distingue le plus nettement de tout ce qui existe. Dans une DAO classique, on publie une proposition et on vote oui ou non. Ici, une proposition traverse une chaîne d'étapes dont aucune ne peut être sautée, et dont chacune a une fonction précise : garantir que tout le monde a compris avant que quiconque ne se prononce, puis que chaque désaccord améliore le texte au lieu de le tuer.

Le parcours complet, étape par étape

Cliquez sur une étape pour en voir le détail : ce qui s'y passe, qui y intervient, et ce qui déclenche le passage à la suivante.

Le formulaire structuré — la rigueur en amont

Tout part d'un formulaire identique pour tous, en dix sections obligatoires. Rien ne peut être soumis tant qu'une section est vide. Ce n'est pas de la bureaucratie : c'est ce qui évite qu'un cercle passe trois semaines à comprendre une idée floue, et ce qui permet de comparer objectivement deux propositions concurrentes.

#SectionCe qu'on y attend
01TitreCourt et descriptif. Il intègre le projet, l'action et le contexte. Ex. « Financement d'une ferme solaire pour la Cité du Vivant — Bénin ».
02Résumé200 mots maximum : objectifs, moyens, impact attendu. C'est ce que tout le monde lit en premier.
03Contexte et justificationLe problème identifié, appuyé sur des données factuelles sourcées : statistiques, études, retours de terrain.
04Description détailléeObjectifs SMART, plan d'action chronologique par étapes, avec pour chacune un livrable, un délai et un budget. Ces étapes servent ensuite au déblocage progressif des fonds.
05Avantages et inconvénientsAnalyse honnête et équilibrée. L'IA signale une proposition qui n'énoncerait que des avantages, ou aucun risque.
06Alternatives considéréesAu moins deux alternatives évaluées, avec la raison de leur écartement. Pourquoi le solaire plutôt que l'éolien, et sur quels chiffres.
07Indicateurs de succèsAu moins trois mesures chiffrées et vérifiables. Elles seront reprises telles quelles dans les rapports d'avancement obligatoires.
08Budget et financementPostes détaillés, sources de financement, plan de retour des fonds. Cohérence numérique vérifiée : le total doit égaler la somme des postes.
09Durée et calendrierDates de démarrage et de fin, étapes datées, et fréquence du reporting une fois le projet lancé.
10Plan de communicationComment et à quelle fréquence informer les membres, les communautés locales et les autres parties prenantes.

S'ajoute une catégorisation : domaines concernés (énergie, agriculture, éducation, santé, technologie, finance, gouvernance, écologie, juridique, foncier, procédure…) et niveau de priorité. C'est cette catégorisation, complétée par une analyse sémantique automatique du texte, qui route la proposition vers les cercles compétents. Une demande de financement d'un projet éthique part vers « Levée de Fonds & Finance » et « Projets DAO » ; une mise à jour de smart contract part vers « Design & Développement » et « Finance ».

Les statuts — la machine à états

Une proposition ne peut se trouver que dans un état à la fois, et les transitions sont contraintes. Impossible de recueillir un avis avant que les questions soient closes ; impossible d'adopter un texte qui n'a pas franchi la validation technique.

StatutCe qui est possibleCe qui fait avancer
BrouillonL'auteur rédige et enregistre librement ; personne d'autre ne voit la proposition.Soumission par l'auteur, une fois les 10 sections complètes.
Validation techniqueL'IA et les membres sollicités vérifient que chaque section est correctement remplie, par un ✔ ou un ✘ section par section.Des ✔ sur les sections. Plus d'un tiers de ✘ renvoie en Brouillon.
ClarificationLes membres ouvrent des fils de questions par section. L'auteur répond. Les avis sont fermés.Chaque membre coche « je n'ai plus de question » sur chaque section. Le dernier ✔ bascule la phase.
RéactionChaque membre sollicité donne son avis section par section : consentement ou objection. Plus de nouvelle question.Absence d'objection ouverte → prêt pour l'adoption.
AmendementsChaque objection ouvre un fil dédié. Un amendement est élaboré, puis soumis à son propre tour de consentement.Amendements consentis et intégrés → nouveau tour de réaction.
AdoptéeLa proposition devient un projet officiel de la DAO.Déclenchement automatique des actions prévues.
ExécutionTâches assignées, fonds débloqués par phases, rapports périodiques.Achèvement de la dernière phase.
Archivée / RejetéeConservée intégralement, avec l'explication du rejet. Rien n'est effacé.

Phase 1 — La clarification : comprendre avant de juger

C'est la phase que presque tous les systèmes de gouvernance oublient, et c'est peut-être la plus importante. Avant que quiconque n'ait le droit de se prononcer, tout le monde doit avoir compris.

  • Chaque membre concerné peut ouvrir un fil de discussion sur une section précise du formulaire. Le fil est attaché à cette section : plus de débats généraux où tout se mélange.
  • Dans ce fil, seuls l'auteur de la question et l'auteur de la proposition écrivent. Les autres peuvent lire, mais pas interrompre. S'ils ont une question, ils ouvrent la leur.
  • Seules des questions sont admises à cette étape — l'IA vérifie qu'il s'agit bien d'une question et non d'un avis déguisé.
  • Quand un membre estime avoir obtenu sa réponse, il le signale : le fil est clos et archivé.
  • Sur chaque section, un membre peut cocher « je n'ai plus de question ». Un compteur consultatif affiche la progression.
⚙ Le détail qui compte

La bascule vers la phase de réaction est événementielle : c'est l'écriture du dernier ✔ qui déclenche le changement de phase et la notification de tous les membres concernés, dans la même requête. Il n'y a ni surveillance périodique, ni tâche de fond qui scruterait l'état des propositions. Et tant qu'un fil reste ouvert sur une section, cette section est bloquée — quel que soit le niveau de contribution du membre qui l'a ouvert. Une question d'un contributeur modeste bloque autant qu'une question d'un vétéran.

Phase 2 — Le tour de réactions

La clarification close, chaque membre sollicité se prononce section par section, et non sur un bloc « pour / contre » indistinct. Deux positions sont possibles :

Consentement

« Je n'ai pas d'objection raisonnable. » Ce n'est pas « je suis enthousiaste » — c'est « je ne vois pas de risque qui justifie de bloquer ». La nuance est essentielle : on ne cherche pas l'adhésion, on cherche l'absence d'empêchement sérieux.

Objection

« Je vois un risque réel, sur ce point précis, et voici comment le résoudre. » Une objection est un acte exigeant : elle doit être argumentée et accompagnée d'une solution.

◆ La règle d'agrégation

Un membre peut consentir à quatorze sections et objecter sur une seule. Pour le décompte, ses avis se réduisent à un seul : le plus bloquant l'emporte. Cette personne compte pour une objection. Le décompte porte donc sur des personnes, jamais sur des lignes — on ne peut pas noyer une objection sous des consentements.

Phase 3 — L'objection comme moteur, pas comme veto

Voici le renversement le plus important du système. Dans une DAO classique, on vote « non » et tout s'arrête. Ici, objecter est une obligation de proposer mieux.

Pour déposer une objection, il faut obligatoirement remplir quatre champs :

  1. Motif de l'objection

    Sur quoi porte-t-elle exactement — quelle section, quel point.

  2. Description argumentée et factuelle

    Des faits, des données, des précédents. Pas une impression.

  3. Risques réels et précis identifiés

    Que se passe-t-il concrètement si la proposition passe telle quelle ? Un risque nommé est un risque que l'on peut mesurer — ou écarter.

  4. Amendement demandé pour parvenir au consentement

    Que faut-il changer pour que vous puissiez consentir ? Sans cette réponse, l'objection n'existe pas.

✓ Objection recevable

« Je m'oppose à l'étape 2 du plan : le fournisseur retenu n'a aucune des certifications requises pour ce type d'installation. Risque : chantier non assurable et non conforme. Je propose de le remplacer par le fournisseur B, dont le devis est joint. »

✕ Objection irrecevable

« Je n'aime pas trop ce projet, il faudrait améliorer les choses. » Motif personnel, aucun risque nommé, amendement flou. L'IA alerte l'objecteur avant même la soumission.

Chaque objection ouvre un fil de discussion dédié — cette fois ouvert à l'auteur et à tous les membres concernés, contrairement au duo de la clarification. Le débat se tient là, à sa place, attaché à son objet. L'auteur de la proposition est obligé de répondre : ce n'est pas une option.

⚠ Quand le dialogue s'enlise

Si les échanges deviennent trop nombreux ou trop longs, un assistant IA rappelle les règles : nommer clairement les risques identifiés, proposer des moyens de les réduire, et envisager de tester le point contesté à titre temporaire. Si le blocage persiste malgré plusieurs tours, la meilleure version bonifiée est proposée à l'essai : l'objecteur participe alors à la définition des mesures de contrôle qui valideront ou invalideront ses craintes. Si un contrôle démontre que le risque est réel, le projet s'arrête immédiatement — quelle que soit la durée d'essai prévue.

Phase 4 — La bonification : l'IA réécrit, le cercle tranche

Une fois l'amendement discuté et accepté, l'IA génère une réécriture de la section objectée intégrant la demande. Le texte produit n'est pas appliqué d'autorité : il ouvre un nouveau tour de consentement, dédié à cet amendement.

  • Ce tour n'a ni seuil, ni vote, ni pourcentage : le consentement y est plein.
  • L'objecteur en est exclu — on ne lui demande pas de se prononcer sur sa propre demande.
  • Le refus, lui, exige un motif.
  • Une fois l'amendement consenti et intégré, l'objection cesse de compter, sans que personne n'ait eu à la retirer.
⚙ Deux garde-fous d'intégrité

1. Ce qui approuve périt, ce qui bloque persiste. Chaque ✔ et chaque avis favorable porte le numéro de révision de la section sur laquelle il a été donné. Si cette section est réécrite, les approbations cessent de compter — on ne peut pas faire valoir un consentement donné sur un texte qui n'existe plus. Une objection, elle, reste comptée sur une section réécrite : c'est délibéré et affiché à l'écran.

2. La levée d'une objection a une borne temporelle. Une objection déposée après la conclusion d'un amendement n'a pas pu être intégrée par lui : elle compte à nouveau. Sans cette borne, une réécriture pourrait éteindre une objection qu'elle ne pouvait pas connaître — ce serait un faux consentement.

3. Ce qui cesse de compter reste affiché, étiqueté. Une objection neutralisée n'est retirée d'aucun écran. Elle porte une étiquette, et les compteurs distinguent « ce qui compte » de « ce qui ne compte plus », leur somme redonnant toujours le total déposé. On étiquette ce qu'on cesse de compter ; on ne le fait jamais disparaître.

Les délais : la priorité commande le rythme

Chaque proposition porte un niveau de priorité, choisi par l'auteur, qui fixe le temps dont dispose chaque partie à chaque étape. Des rappels sont envoyés à mi-parcours, puis 24 h avant l'échéance.

PrioritéDélai de réponse de l'auteurExtensions possiblesSi le délai est dépassé
● Haute · urgente48 h+8 h ou +24 hLa proposition est mise en pause et renvoyée en Brouillon, l'auteur est notifié. Il peut la relancer une fois. À la deuxième pause, elle est annulée.
◐ Moyenne1 à 2 semaines+24 h, +48 h ou +72 h
○ Faible2 à 4 semaines+24 h, +3 j ou +1 semaine

Si l'auteur est indisponible — maladie, déplacement —, il peut déléguer temporairement son droit de réponse à un co-auteur sans interrompre le cycle.

✓ Ce que ce cycle garantit

Inclusion radicale — même une seule personne peut améliorer une proposition, et elle n'a pas besoin d'être majoritaire pour cela. Qualité des décisions — les objections éliminent les angles morts avant qu'ils ne coûtent. Réduction des conflits — le dialogue structuré transforme les désaccords en collaboration, parce que la seule façon de s'opposer est de proposer.

06Membres, statuts et parcours

La DAO Universalis est ouverte — toute personne sincèrement engagée peut la rejoindre, sans condition d'origine, de langue, de diplôme ou de patrimoine. Mais elle n'est pas indifférenciée : les droits s'acquièrent par la contribution, et se perdent par l'inaction. C'est ce double mouvement qui la protège à la fois de la fermeture et de la dilution.

Les quatre statuts

StatutConditionPeut lirePeut proposerPeut décider
Sympathisant
Suit, partage, soutient publiquement
Aucune contribution validée
propositions publiques
Candidat
Engagé dans l'onboarding
Profil rempli, Constitution signée, intégration probatoire
Membre actif non décisionnaire12 à 71 MERCI
sur 6 mois glissants
Membre actif décisionnaire≥ 72 MERCI
ou équivalent après égalisation

Les paliers de participation, capacité par capacité

Le tableau ci-dessous est la traduction fidèle de l'Article 22 de la Constitution dans le comportement réel de l'application. Il répond à la question la plus fréquente : « qu'est-ce que je peux faire, exactement, avec mon niveau de contribution ? »

Capacité< 12 MERCI12 à 71≥ 72
Lire — toutes les propositions, tous les cercles
Soumettre une proposition
Ouvrir un fil / poser une question
Écrire dans un fil d'objection
Valider une tâche réalisée par un pair
Cocher « plus de question » (✔)
Consentir ou objecter
◆ Deux conditions, pas une

Hors la lecture, toutes ces capacités exigent aussi d'être membre actif d'un cercle sollicité. Ce sont deux axes indépendants qui se composent : l'appartenance au cercle, et le palier de contribution. Un membre à 300 MERCI ne peut pas se prononcer sur une décision d'un cercle dont il ne fait pas partie — sa compétence n'y a pas été reconnue. À l'inverse, appartenir au cercle ne suffit pas s'il n'a pas contribué.

L'auteur d'une proposition est un cas à part : il est exclu par construction de l'ensemble des « membres concernés ». On ne se donne pas son propre consentement, et on ne clôt pas sa propre proposition — la clôture exige un administrateur qui ne soit pas l'auteur.

Trois natures d'acte, trois exigences

Le niveau requis ne suit pas l'importance ressentie d'un acte, mais sa nature :

  • Acte décisionnel — il fait avancer vers l'adoption par l'ajout du poids de son auteur. Consentir, objecter, cocher un ✔ : ≥ 72.
  • Acte éditorial — il nourrit la délibération sans la faire avancer. Répondre dans un fil, apporter une information : ≥ 12.
  • Acte prescriptif — il ne décide pas, mais il fait décider : il crée chez autrui une obligation ou un blocage. Ouvrir un fil, soumettre un amendement. Son exigence suit la force du blocage qu'il produit, pas l'apparence de l'acte.

Le parcours d'intégration, du sympathisant au décisionnaire

Il est encadré par le Cercle Onboarding, et suit cinq étapes dont aucune n'est facultative.

  1. Candidature et profilage

    Le candidat renseigne un profil complet : compétences techniques et durée d'expertise, centres d'intérêt et domaines de prédilection, disponibilité hebdomadaire, et taux horaire de son travail (qui servira au calcul du taux communautaire). Ces données permettent un appariement précis avec les besoins réels des cercles.

    Minimum indicatif : 3 h / semaine pour atteindre 72 MERCI sur 6 mois.
  2. Entretien d'orientation

    Un onboarder présente la DAO, ses cercles, leurs objectifs et les rôles vacants. Il identifie les cercles qui correspondent au profil. L'appariement est explicite et argumenté : « vos compétences en smart contracts sont prioritairement recherchées, le rôle de développeur back-end est vacant ».

  3. Lecture et signature de la Constitution

    Le candidat lit le texte fondateur et le signe numériquement avec la clé privée de son adresse Minima. Sans accord et sans signature, pas d'intégration — et c'est un refus sans conséquence : on peut suivre la DAO en sympathisant aussi longtemps qu'on le souhaite.

  4. Intégration probatoire et première tâche

    Le candidat rejoint un cercle en qualité d'observateur, sans droit de décision. Il doit accomplir au moins une tâche dans le mois qui suit, réalisée dans les délais et validée par les membres actifs du cercle.

    En cas d'échec : un dialogue identifie les blocages, une seconde tentative est accordée. Un double échec ramène au statut de sympathisant, avec un délai de 3 mois avant toute nouvelle candidature.
  5. Membre actif, puis décisionnaire

    La tâche validée fait du candidat un membre actif. À 12 MERCI, il peut soumettre des propositions. À 72 MERCI sur 6 mois glissants, ses droits décisionnaires s'activent d'eux-mêmes sur ses cercles — sans qu'aucune autorité n'ait à les accorder.

La sortie : offboarding et retrait volontaire

La sortie n'est ni une sanction ni un drame. C'est le pendant nécessaire d'un système où le droit de décider est adossé à une contribution réelle.

Offboarding automatique

Le statut de membre actif se désactive dans trois cas :

  • Contribution insuffisante — moins de 12 MERCI validés sur les 6 derniers mois glissants.
  • Absence injustifiée à au moins trois décisions consécutives d'un cercle dont on est décisionnaire. L'abstention silencieuse n'est pas acceptée (Art. 9).
  • Manquement grave aux devoirs de l'Article 9, après une procédure d'examen contradictoire menée par les cercles concernés.

Toute sortie est précédée d'une alerte automatique, d'un échange correctif et d'une opportunité de rétablissement. La décision finale pour manquement grave est prise par consentement du cercle Onboarding et du cercle directement concerné — jamais par une personne seule.

Retrait volontaire

Tout membre peut partir à tout moment, par simple notification. Les accès décisionnels sont retirés, mais les droits acquis sont intégralement préservés :

  • Les tokens MERCI accumulés sont conservés et restent utilisables dans l'écosystème.
  • Les tokens projet détenus conservent leurs droits de remboursement, de revenu et de cession éventuelle.
  • La part de bénéfices acquise jusqu'à la sortie effective est conservée.
  • L'historique des contributions demeure, de façon immuable.

Seule exception : lorsqu'un membre sortant porte un projet en cours, son retrait est soumis au préavis et aux modalités de transmission fixés dans la proposition initiale du projet. On ne laisse pas un projet financé sans porteur du jour au lendemain.

Droits et devoirs, en regard

Droits (Art. 10)

  • Reconnaissance des contributions en tokens MERCI, 1 h validée = 1 MERCI.
  • Soumettre des propositions dès 12 MERCI.
  • Participer aux décisions de ses cercles dès 72 MERCI.
  • Accès intégral aux registres et tableaux de bord.
  • Rétribution prévue par les projets et cercles auxquels on contribue.
  • Proposer un rôle, un cercle ou un sous-cercle.
  • Se retirer à tout moment.
  • Traitement équitable et bienveillant en cas de conflit.

Devoirs (Art. 9)

  • Respecter la Constitution à la lettre et dans son esprit.
  • Contribuer effectivement, à hauteur de ses engagements déclarés.
  • Faire valider ses contributions par ses pairs.
  • Participer activement aux délibérations — l'abstention silencieuse n'est pas acceptée.
  • Formuler toute objection de manière constructive et argumentée, avec une bonification.
  • Veiller, dans son domaine, à l'intégrité technique, financière et éthique des projets.
  • Préserver la confidentialité des informations confiées.
  • S'abstenir de toute fraude et de tout conflit d'intérêts non déclaré.

07MERCI, tokens projet et facteur d'égalisation

Toute gouvernance repose, en dernière analyse, sur une réponse à une seule question : d'où vient le droit de décider ? Du capital, dans une société par actions. D'une élection, en démocratie. De la position, dans une entreprise. Dans DOSS, il vient du temps humain effectivement donné et reconnu par ses pairs.

Le token MERCI

MERCIMesure d'Engagement et de Reconnaissance des Contributions Individuelles. Un principe, et un seul :

1 heure de contribution validée par les pairs = 1 MERCI

Le MERCI n'est ni un titre financier ni un instrument de spéculation. Il ne s'achète pas. Il est l'expression cryptographique du temps humain consacré au commun.

Comment un MERCI naît

Aucun MERCI n'est créé au hasard ni attribué par bienveillance. Le chemin est strict :

  1. Une tâche est définie

    Dans un cercle, un membre actif enregistre une tâche : objectif au format SMART, délai, nombre d'heures estimé et donc nombre de MERCI associé.

  2. Le cercle valide la définition

    Les autres membres actifs consentent ou objectent sur le contenu et sur la rétribution proposée. Une objection ouvre un fil et un amendement. La rétribution est donc décidée avant le travail, pas après.

  3. La tâche est réalisée

    Le membre assigné l'exécute et la déclare terminée.

  4. Les pairs valident la réalisation

    Les membres actifs du cercle confirment que la tâche a bien été réalisée. Celui qui a fait le travail ne peut pas valider le sien — le conflit d'intérêts est bloqué techniquement.

  5. Les MERCI sont crédités

    Le calcul s'exécute automatiquement, chaque nuit. Les tokens sont crédités et la balance sur 6 mois glissants est recalculée.

Les seuils et la fenêtre de 6 mois

Deux seuils structurent tous les droits : 12 et 72. Mais la subtilité décisive n'est pas dans les nombres — elle est dans la fenêtre glissante.

◆ La fenêtre glissante de 6 mois

Seuls comptent les MERCI acquis sur les six derniers mois. Les tokens plus anciens restent dans le portefeuille et gardent toute leur valeur d'échange — mais ils ne comptent plus pour les droits de décision.

Un membre qui détient 400 MERCI mais n'en a gagné que 30 dans les six derniers mois n'est pas décisionnaire. Un nouveau venu à 78 MERCI, tous récents, l'est. Une contribution passée, aussi impressionnante soit-elle, ne donne aucun droit sur le présent. C'est la réponse structurelle à l'échec n°4 : la gouvernance gelée où d'anciens fondateurs inactifs décident pour ceux qui font.

Combien d'heures faut-il, concrètement ?

Déplacez le curseur pour voir ce que représente un rythme de contribution sur six mois glissants, et quels droits il ouvre.

0144 MERCI
MERCI accumulés sur 6 mois (26 semaines)78
Équivalent en jours de 7 h11,1 j
Statut obtenu

Ce qui se passe quand on descend

  • Sous 72 MERCI — le membre est notifié de la perte de ses droits décisionnaires, et invité à reprendre une contribution régulière. Il reste membre actif : il peut lire, questionner, proposer.
  • Sous 12 MERCI — le processus d'offboarding s'enclenche. Le membre redevient sympathisant, en conservant l'intégralité de ses tokens et de son historique.

Les tokens projet : reconnaître l'argent sans lui céder

La DAO a besoin de financements. La question n'est donc pas d'exclure l'argent — c'est de l'accueillir sans qu'il prenne le contrôle.

Un token projet matérialise un apport financier : 1 euro ou 1 dollar investi = 1 token projet. Ces tokens sont :

  • Rattachés à un projet précis — les tokens d'une ferme solaire ne donnent aucun droit sur une académie de formation.
  • Non transférables par défaut — hors des interfaces dédiées de la dApp, et généralement après une période de vesting d'au moins 18 mois. Cela ferme la porte à la spéculation.
  • Porteurs de droits financiers réels — remboursement, revenu, cession éventuelle, selon le plan de financement adopté.
  • Convertis en équivalent-MERCI pour toute question de gouvernance — et c'est là qu'intervient le mécanisme central.

Le facteur d'égalisation — le cœur du système

C'est l'invention qui distingue le plus nettement la DAO Universalis de toutes les DAO existantes, et elle tient en une phrase :

⚑ Le principe

Le plus gros investisseur d'un cercle pèse exactement autant que le plus gros contributeur en heures de ce cercle. Ni plus, ni moins. Tous les autres investisseurs sont ensuite convertis selon le même rapport.

Le calcul est recalculé à chaque nouvelle proposition, cercle par cercle :

F = tokens projet du plus gros investisseur ÷ MERCI du plus gros contributeur
MERCI équivalents = tokens projet détenus ÷ F
Simulateur du facteur d'égalisation

Un cercle réunit des contributeurs en temps et des investisseurs. Réglez les deux extrêmes du cercle, puis le profil d'une personne, et observez son poids décisionnel réel.


Facteur d'égalisation du cercle · F10,0
MERCI réels (heures validées)0
MERCI équivalents (capital converti)70
Poids décisionnel total70

Note : atteindre le seuil ne suffit pas. L'investisseur doit aussi avoir un rôle défini et validé dans le cercle concerné, un profil de compétences complet, et il ne décide que sur les propositions liées au projet qu'il a financé.

Un exemple qui dit tout

Dans un cercle où le plus gros contributeur a 500 MERCI et le plus gros investisseur 5 000 tokens, le facteur vaut 10.

MembreProfilTokens projetMERCI équiv.MERCI réelsTotalDécide ?
Alice🛠 Contributrice · 500 h de travail00500500
Bob💰 Investisseur · 5 000 €5 0005000500
David🛠💰 Mixte · 200 h + 1 000 €1 000100200300
Charlie💰 Petit investisseur, aucune contribution70070070

Alice, qui a donné 500 heures de sa vie, et Bob, qui a versé 5 000 €, pèsent exactement pareil. Charlie, petit investisseur sans aucune implication, reste sous le seuil — et le restera tant qu'il ne contribuera pas. L'argent ne peut plus dominer : il est reconnu, borné, et remis à l'échelle du temps humain.

⚙ Deux règles complémentaires

Si aucun investisseur n'est présent dans un cercle, les MERCI restent la seule comptabilité décisionnelle : aucun facteur ne s'applique.

Si le plus gros investissement reste inférieur au total du plus gros contributeur, aucun facteur ne s'applique non plus : les tokens projet valent alors directement leur équivalent en MERCI. L'égalisation ne pénalise jamais un petit apport — elle borne seulement un apport dominant.

La pénalité d'inactivité des investisseurs

Le seuil de 72 MERCI s'érode naturellement pour un contributeur qui cesse de contribuer, grâce à la fenêtre glissante. Une règle symétrique existe pour les investisseurs, dont les tokens ne s'érodent pas d'eux-mêmes :

  • Après 6 mois sans participation effective aux décisions du projet financé : les MERCI équivalents sont réduits de 50 %.
  • Après un an d'inactivité totale : ils sont réduits à 0, jusqu'à reprise effective de la participation.

Les droits financiers acquis — remboursement, revenus — ne sont jamais affectés par cette règle. Elle ne touche que le poids décisionnel, et son motif est clair : quelqu'un qui n'a suivi aucun dossier pendant un an ne peut pas revenir arbitrer une décision qu'il ne comprend plus.

Le taux R : quand une heure devient une monnaie

Le MERCI sert d'abord la gouvernance. Mais la DAO va plus loin : elle en fait une monnaie-temps utilisable dans son écosystème, ancrée dans l'économie réelle par un taux communautaire.

Le taux R est la moyenne pondérée des taux horaires déclarés par les membres, pondérée par leurs heures réellement contribuées.

Exemple :

  • Membre A : 100 USDT/h × 10 h = 1 000 USDT
  • Membre B : 30 USDT/h × 30 h = 900 USDT
  • Membre C : 10 USDT/h × 60 h = 600 USDT

R = 2 500 USDT ÷ 100 h = 25 USDT / heure

Ce taux permet de convertir n'importe quel prix en MERCI : coût en MERCI = prix en USDT ÷ R. Un pot de miel à 50 USDT coûte 2 MERCI. Une formation de 10 h coûte 10 MERCI.

◆ Le Time Equity

Un développeur à 50 USDT/h et un agriculteur à 15 USDT/h voient leur heure de vie égalisée dans les échanges de services internes. C'est ce que la DAO appelle le Time Equity : une heure de vie vaut une heure de vie. Entre deux prestataires équivalents, celui qui accepte le principe « 1 h = 1 MERCI » sera toujours privilégié comme partenaire dans l'écosystème.

Garde-fous et contrôles

  • Contre la sous- ou sur-évaluation : des bornes minimum et maximum apparaissent à la saisie du taux horaire, calibrées par type de compétence. Une valeur hors bornes déclenche une alerte vers le cercle concerné, ou vers les gestionnaires si le membre n'a jamais contribué.
  • Contre les prix abusifs : des contrôles périodiques comparent les prix déclarés aux référentiels publics (INSEE, Eurostat), avec un rapport d'anomalies généré par l'IA.
  • Contre la fuite vers la monnaie fiduciaire : une commission de 5 % s'applique à la conversion MERCI → USDT, et cette conversion fait perdre le seuil de gouvernance correspondant. Convertir ses MERCI, c'est réduire sa capacité à décider.
  • Pour la liquidité : 5 % de la trésorerie de la DAO alimente en permanence une réserve d'échange MERCI/USDT.

Horizon assumé : à mesure que l'écosystème devient capable de répondre aux besoins quotidiens de ses membres, les conversions vers la monnaie fiduciaire seront progressivement limitées, jusqu'à ne conserver éventuellement qu'un sens — de l'euro vers le MERCI —, avec des MERCI détruits à la dépense, pour rompre définitivement avec toute logique spéculative.

La rétribution des contributeurs

L'Article 26 en fait un objectif prioritaire de la DAO et de chacun de ses projets. Elle prend quatre formes :

  • Attribution de tokens MERCI au fil des heures validées.
  • Minimum garanti aux contributeurs locaux à temps plein, dès que la situation financière du projet le permet.
  • Part sur les bénéfices opérationnels du projet, après priorité donnée au minimum garanti et aux remboursements des participants aux financements.
  • Avantages en nature et accès aux biens et services produits dans l'écosystème.

En cas de réussite exceptionnelle, un cercle peut proposer une attribution bonus de MERCI aux contributeurs ou au porteur de projet — ce qui renforce, précisément, leur capacité à participer aux décisions futures.

08De la décision à l'action vérifiée

Beaucoup d'organisations savent décider. Peu savent garantir que ce qui a été décidé sera fait, dans les délais, avec l'argent prévu, et que quelqu'un s'en apercevra si ce n'est pas le cas. C'est la partie la moins spectaculaire de DOSS, et probablement la plus utile au quotidien.

Les tâches et leur validation par les pairs

Une proposition adoptée devient un projet officiel : les membres des cercles concernés définissent et assignent les tâches nécessaires dans le module de gestion de projet, avec pour chacune les MERCI associés.

Le tableau de bord des tâches fonctionne en trois colonnes — À faire, En cours, Terminée · en validation — et les transitions se font par des actions explicites plutôt que par glisser-déposer, pour que chaque changement d'état soit traçable et audité.

⚙ Les garde-fous de la validation
  • Celui qui réalise ne valide pas — le conflit d'intérêts est bloqué au niveau du serveur, pas seulement masqué dans l'interface.
  • Le seuil de validation est dynamique : il se calcule sur le nombre de pairs actifs du cercle, moins l'assigné s'il en fait partie.
  • L'unanimité est terminale : une tâche pleinement validée ne peut plus être modifiée.
  • Annuler une tâche déjà validée exige un administrateur ; annuler une tâche non assignée aussi. Entre les deux, l'assigné peut agir sur la sienne.
  • Chaque tâche est rattachée à une proposition adoptée — c'est ce qui rend la traçabilité des MERCI complète, du budget voté jusqu'au token crédité.

Le financement par phases et livrables

Constitution · Article 29

Aucun fonds ne peut être remis en bloc à un projet. Le plan financier de toute proposition précise un découpage par phases, chacune assortie de livrables vérifiables et d'une adresse blockchain de réception.

Le mécanisme est simple, et il ne dépend d'aucune bonne volonté :

  1. Adoption

    La proposition est consentie. La première tranche prévue au plan est transmise pour signature aux cosignataires du multisig de trésorerie. Plusieurs signatures sont requises — personne ne déplace les fonds seul.

  2. Échéance de la phase

    À la date prévue, la dApp ouvre automatiquement une demande de preuves de livrables : documents, factures, photos, rapports techniques, données on-chain.

  3. Validation par le cercle

    Les membres actifs du cercle responsable examinent les preuves, posent leurs questions, puis confirment ou non la réalisation.

  4. Déblocage de la tranche suivante

    Chaque phase validée libère la tranche associée, selon le calendrier adopté dans la proposition. Rien d'autre ne peut la libérer.

  5. Retour des fonds

    Si le projet est lucratif, le plan de financement prévoit un retour progressif — avec ou sans intérêts, selon ce qui a été consenti. La dApp en assure le suivi.

⚠ Quand une phase échoue

Si une étape n'est pas atteinte, le smart contract gèle les fonds suivants et alerte le cercle concerné ainsi que le porteur de projet. Deux issues : un amendement adopté par consentement — par exemple une extension de délai, après dépôt de justificatifs — ou la clôture du projet et la conservation des fonds non utilisés au profit de la trésorerie commune. Le gel dure aussi longtemps qu'aucun amendement n'est adopté.

Le suivi : indicateurs et rapports obligatoires

Un projet financé n'est pas un projet terminé. Chaque porteur soumet un rapport périodique — mensuel ou trimestriel selon ce qui a été consenti — comprenant les preuves d'avancement, les justificatifs financiers et l'analyse des écarts par rapport aux objectifs initiaux.

Sept indicateurs sont toujours présents et automatiquement suivis, parce qu'ils figurent dans toute proposition :

  • Date de livraison prévue versus date réelle
  • Coût prévu de la phase versus coût réel
  • Pourcentage de tâches accomplies dans la phase en cours
  • Pourcentage de progression générale du projet
  • Heures de travail / MERCI prévus versus attribués
  • Dépenses et recettes nettes, sur la période et au total
  • Retour sur investissement actuel, mensuel et annuel

Des alertes automatiques se déclenchent si un rapport n'est pas remis dans le délai convenu, ou si un écart supérieur à 15 % est détecté par rapport aux prévisions. Dans ce cas, l'accès à la tranche suivante est bloqué jusqu'à explication.

◆ L'audit communautaire

Tout membre actif disposant d'au moins 12 MERCI sur 6 mois peut déclencher un audit approfondi d'un projet en cours, par simple proposition. L'audit est mené par des membres désignés selon la procédure, et donne lieu à un rapport accessible à tous les membres actifs. Il n'y a pas de contrôle central — il y a un contrôle possible par tous, tout le temps.

La trésorerie : multisig, allocations et transparence

La trésorerie commune reçoit notamment 70 % de la commission que la dApp DeFi prélève sur les gains — jamais sur le capital déposé — ainsi que les contributions et excédents des projets. Les 30 % restants de cette commission financent la maintenance technique, les audits et le développement de la dApp DeFi elle-même.

Elle est protégée par un portefeuille multisignature : plusieurs cosignataires, élus par le cercle Finance, doivent signer pour qu'une transaction parte. Un quorum est requis, un délai maximal de signature s'applique, et des limites quotidiennes encadrent les mouvements — au-delà d'un certain montant, toutes les signatures sont exigées.

À quoi sert la trésorerie (Art. 30)

  • Financer de nouveaux projets éthiques validés via DOSS.
  • Soutenir un projet en difficulté ponctuelle, sur décision des cercles concernés.
  • Sécuriser les opérations en cas de crise ou de défaillance technique — la trésorerie sert alors d'assurance.
  • Développer les outils communs et former les membres.

Tout mouvement depuis le multisig est conditionné à une décision adoptée selon les procédures de DOSS. Il n'existe aucun autre chemin.

Une allocation décidée, pas subie

La politique d'allocation de la trésorerie est elle-même une proposition, votée trimestriellement par le cercle Finance, avec des fourchettes cibles par catégorie : projets actifs, réserve opérationnelle mobilisable, positions de rendement, réserve longue. Un rééquilibrage automatique se déclenche si un écart dépasse le seuil fixé.

Chaque membre voit, en temps réel : le solde total et sa répartition par actif, les signatures en attente et qui a déjà signé, l'historique complet des transactions, les allocations courantes face à leurs cibles, et les positions de rendement avec leur profil de risque.

✓ Ce que « transparence » veut dire ici

Pas « un rapport annuel consultable sur demande ». Mais : chaque euro, à tout instant, visible par chaque membre, avec son origine, sa destination, la décision qui l'a autorisé et les signatures qui l'ont libéré. Un membre qui veut vérifier ne demande la permission à personne.

09Le rôle de l'intelligence artificielle

L'IA intervient à plusieurs endroits du processus. Il est important de comprendre ce qu'elle fait et surtout ce qu'elle ne fait pas, car c'est une ligne de partage que la DAO a placée délibérément.

◆ La règle

L'IA informe, elle ne décide jamais. Elle ne clôt aucune proposition, n'attribue aucun rôle, ne libère aucun fonds, ne valide aucune tâche. Elle prépare le travail des humains et rend leurs décisions mieux informées. À chaque endroit où elle intervient, un humain garde le dernier mot — et sa sortie est toujours affichée comme telle.

Où elle intervient

Validation technique

Elle vérifie que chaque section du formulaire est réellement remplie : objectifs au format SMART, cohérence numérique du budget, présence de données sourcées, au moins deux alternatives évaluées, au moins trois indicateurs chiffrés. Elle signale — elle ne rejette pas seule.

⚖️

Détection des déséquilibres

Une proposition qui n'énonce que des avantages, ou aucun risque, est signalée. Une incohérence avec un projet en cours ou avec la Constitution est remontée à l'attention des membres dès l'ouverture du dossier.

🧭

Routage vers les cercles

Une analyse sémantique du texte identifie les domaines réellement concernés et complète la catégorisation manuelle de l'auteur — pour qu'aucun cercle compétent ne soit oublié.

📋

Contrôle de recevabilité

À l'ouverture d'un fil de clarification, elle vérifie qu'il s'agit bien d'une question. À la saisie d'une objection, elle alerte si le motif est personnel ou l'amendement trop flou pour être traitable.

🗳

Consolidation des élections

Elle lit toutes les justifications d'une élection sans candidat, en extrait les critères récurrents et propose le membre qui réunit le plus d'arguments — en citant lesquels et combien de fois chacun revient.

✍️

Rédaction des amendements

Elle réécrit une section objectée en intégrant l'amendement demandé. Le texte produit n'est jamais appliqué d'autorité : il ouvre un nouveau tour de consentement dédié.

Les limites posées, et pourquoi

  • Une frontière technique unique — un seul fichier du code connaît le fournisseur d'IA. Changer de fournisseur, c'est modifier ce fichier et rien d'autre. Aucune dépendance ne s'infiltre ailleurs.
  • Jamais bloquante — si l'IA est indisponible ou renvoie une réponse inexploitable, le processus continue avec les humains. Un système de gouvernance ne peut pas dépendre de la disponibilité d'un service tiers.
  • Une réponse tronquée est refusée avant d'être lue — une sortie coupée à la limite de longueur peut être syntaxiquement valide tout en étant amputée. Elle est écartée sur la réponse brute, avant toute interprétation.
  • Une exigence d'intelligibilité — quand l'IA ne modifie pas un texte, elle doit dire ce qui manque ou pourquoi le texte satisfait déjà la demande. Une abstention muette n'est pas un comportement acceptable pour un outil qui dispose de tout le contexte.
  • L'IA compte pour une voix lors de la validation technique du formulaire — au même titre qu'un membre, ni plus ni moins.
⚠ Une tension assumée

Le cahier des charges demande à l'IA d'intégrer un amendement. La doctrine anti-hallucination demande qu'elle n'invente rien. Or beaucoup d'amendements légitimes réclament du contenu qui n'existe pas encore dans la proposition. Cette tension est identifiée, documentée, et tranchée explicitement plutôt que contournée : le garde-fou est le nouveau tour de consentement, qui soumet systématiquement le texte produit au jugement humain avant qu'il ne compte.

10Architecture technique et sécurité

Cette partie s'adresse autant aux curieux qu'aux techniciens. Chaque notion y est expliquée en clair avant d'être précisée — aucune connaissance préalable n'est nécessaire pour la première lecture.

Pourquoi la blockchain Minima

Une blockchain est un registre numérique public, recopié sur un grand nombre d'appareils, que personne ne peut modifier après coup. Chaque appareil qui en détient une copie et vérifie les opérations s'appelle un nœud.

C'est là que la plupart des blockchains trahissent leur promesse : faire tourner un nœud complet y demande un serveur puissant et coûteux. En pratique, seule une poignée d'acteurs le fait — et la décentralisation redevient une centralisation, simplement déplacée.

◆ Ce que change Minima

Minima est une blockchain complète qui tourne comme nœud complet, construisant et validant, sur un téléphone. Il n'y a ni mineurs ni stakers : chaque utilisateur fait tourner son propre nœud, et chaque transaction porte sa propre petite preuve de travail. La décentralisation n'y est pas un objectif à atteindre — c'est la condition d'usage.

Les caractéristiques qui comptent pour DOSS

CaractéristiqueEn clairPourquoi c'est décisif ici
Ultra-légèretéUn nœud complet tient sur un mobile, y compris d'entrée de gamme.Un contributeur au Bénin peut vérifier lui-même les décisions de la DAO. La transparence n'est pas réservée à ceux qui ont un serveur.
TxPoWTransaction et preuve de travail fusionnées : chaque transaction contribue à sécuriser le réseau.Pas de frais de mineurs, pas de course à la puissance de calcul, pas de gaspillage énergétique.
Chaîne en cascadeLes anciens blocs se compressent au fil du temps.La taille du registre ne croît pas indéfiniment : un nœud reste viable des années sur un appareil modeste.
Résistance quantiqueLes signatures utilisent des clés à usage unique de type WOTS+.Les engagements signés aujourd'hui — dont la signature de la Constitution — restent vérifiables face aux ordinateurs quantiques.
MiniDappsChaque nœud embarque un environnement qui fait tourner des applications web.DOSS s'installe directement dans le nœud de chaque membre : il n'y a pas de site central à faire tomber.
MaximaMessagerie chiffrée de bout en bout entre nœuds, hors chaîne.Les échanges entre membres transitent en peer-to-peer, sans serveur de messagerie tiers.
InteropérabilitéPonts vers les autres réseaux.La trésorerie peut détenir et faire fructifier des actifs d'autres écosystèmes via la dApp DeFi.

Les smart contracts : ce qu'ils automatisent

Un smart contract est un programme qui exécute une décision validée, sans intermédiaire et sans possibilité de s'en écarter. Sur Minima, ces programmes s'écrivent en KISS VM — un langage volontairement simple, sans boucles, conçu pour que chaque condition soit lisible et vérifiable. Ce ne sont pas des contrats au sens juridique : ce sont des conditions de dépense attachées aux fonds.

Dans DOSS, ils prennent en charge :

  • Le cycle des propositions — création, routage vers les cercles, transitions de statut.
  • Les statuts et les seuils — calcul des droits de participation, distribution des MERCI, vérification des paliers.
  • Le facteur d'égalisation — recalcul et conversion des tokens projet à chaque proposition.
  • L'exécution post-adoption — création des tokens projet, transfert de la première tranche, enregistrement du plan d'action.
  • L'onboarding et l'offboarding — validation du profil, signature de la Constitution, surveillance des contributions, déclenchement de la sortie.
  • Les règles sociocratiques elles-mêmes — une objection sans amendement est automatiquement écartée à l'issue du délai.
⚙ Audit obligatoire

Tout nouveau smart contract est audité par des développeurs de confiance ou par des groupes de chercheurs en sécurité spécialisés, sous le pilotage du cercle Design & Développement, avant toute mise en production. En cas de bug ou d'attaque, la trésorerie de la DAO a vocation à servir d'assurance pour compenser les pertes.

Données, sécurité et vie privée

Ce qui va où

Tout ne peut ni ne doit aller sur la blockchain. Le partage est explicite :

Sur la blockchain Minima

Les métadonnées critiques et les preuves : auteur, titre et numéro de proposition, horodatage, signatures, transitions de statut, transactions de tokens, signature de la Constitution, historique des contributions.

🗄

Dans la base décentralisée

Les volumes : contenu intégral des propositions, fils de discussion, pièces jointes, rapports de suivi, photos et justificatifs. Répliqués sur un réseau décentralisé pour éviter tout point de défaillance unique.

Les protections

  • Chiffrement de bout en bout (AES-256) pour les données sensibles, en transit comme au stockage.
  • Contrôle d'accès par rôle : les membres actifs accèdent à l'ensemble des données de la DAO ; les sympathisants à la lecture des propositions publiques.
  • Audits automatisés : des contrôles périodiques détectent les anomalies — tentative de double-dépense, vérification permanente de la solvabilité — et peuvent mettre les transactions en pause. Les membres actifs peuvent aussi déclencher des audits manuels par proposition.
  • Aucune clé privée stockée : la dApp ne détient jamais les clés des utilisateurs. Toute interaction passe par le portefeuille Minima du membre.
  • Journaux d'activité vérifiables : tout membre peut générer un rapport cryptographique prouvant ses contributions et ses décisions.
Constitution · Article 34 — Vie privée

Aucune donnée d'identification civile n'est exigée au-delà de ce qui est strictement nécessaire à la coopération. Les identités numériques peuvent être protégées par des mécanismes cryptographiques sans exiger la divulgation d'identité civile complète.

Concrètement : l'historique des transactions est public sur la chaîne, mais son interprétation — qui est qui — n'est accessible qu'aux membres actifs. Chacun est libre d'utiliser son identité réelle ou un pseudonyme rattaché à son adresse Minima et, le cas échéant, à un NFT d'identification — aucune vérification d'identité (KYC) n'est exigée. Les obligations légales attachées à un projet ou à une structure juridique locale restent, bien entendu, applicables.

Différends et arbitrage

La DAO privilégie systématiquement les solutions négociées sur les recours contentieux, et cela se lit dans l'ordre des étapes :

  1. Résolution amiable au sein du cercle

    Tout différend doit d'abord faire l'objet d'une tentative de résolution directe. Une proposition d'amendement ou de médiation peut être soumise à cette fin.

  2. Démonstration du risque

    Si un membre refuse d'intégrer une bonification ou de parvenir au consentement, il lui est demandé de démontrer par des faits, des antécédents ou des données le ou les risques réels qu'il invoque.

  3. La voie de l'essai

    Après plusieurs tentatives infructueuses, la meilleure version bonifiée est proposée à l'essai, pour une durée consentie. L'objecteur participe à la définition des mesures de contrôle. Tout contrôle démontrant la réalité du risque arrête immédiatement le projet.

  4. Médiation interne

    Des médiateurs sont désignés par élection sans candidat, parmi les membres décisionnaires non parties au différend, en privilégiant les profils formés à la facilitation et à la résolution non violente des conflits.

  5. Vote exceptionnel — dernier recours seulement

    Quorum de 67 % des membres actifs, et 67 % d'avis favorables. Ce n'est pas un mode de gouvernance ordinaire : l'Article 16 le réserve explicitement au déblocage d'une situation prolongée, après échec avéré de toutes les bonifications.

  6. Recours juridictionnel

    À titre ultime, les parties conservent leurs droits devant les juridictions civiles compétentes. La philosophie de la DAO est de rendre ce recours inutile en investissant massivement dans la qualité des processus en amont.

L'état actuel : ce qui tourne aujourd'hui

Honnêteté sur l'état d'avancement — la DAO l'assume et le documente : la Phase 1 est un MVP en architecture Web classique, conçu pour valider l'expérience et le modèle de gouvernance avec de vrais testeurs, sur de vraies décisions, avant d'investir dans la décentralisation complète.

CoucheChoix actuelRemarque
InterfaceFramework web moderne, TypeScript strictThème sombre « galaxy », accent orange, Space Grotesk + JetBrains Mono — alignés sur les MiniDapps Minima.
AuthentificationAdresse Minima via le portefeuille, liste blanche, session 24 hAucun mot de passe. Le portefeuille est la clé d'identité.
Validation IAAPI du modèle, derrière une frontière uniqueChanger de fournisseur = modifier un seul fichier.
PersistanceBase relationnelle, stockage objet pour les pièces jointesMigrera vers une base décentralisée en Phase 2.
TraçabilitéJournal d'audit sur toutes les actions sensiblesPréfigure le registre on-chain, avec la même discipline.
TestsSuite automatisée sur les modules de règles métierChaque test énonce la règle en français et cite sa source : Constitution, cahier des charges, ou arbitrage documenté.
✓ Une discipline inhabituelle

Les règles centrales du système — les seuils, l'ordre des gardes, l'agrégation des avis — vivent dans des modules purs : des fonctions sans effet de bord, testables isolément, partagées entre le serveur et l'interface pour que ce qui est affiché ne puisse jamais diverger de ce qui est décidé. Le seuil de 72 n'est écrit qu'à un seul endroit du code, et un test échoue si quelqu'un le réécrit ailleurs.

11Le plan vers une décentralisation optimale

Beaucoup de projets annoncent une décentralisation totale dès le premier jour, et la livrent rarement. La DAO Universalis a fait le choix inverse, et elle l'écrit noir sur blanc dans son document de cadrage :

◆ Le principe directeur

Valider l'expérience utilisateur et le modèle de gouvernance avant d'investir dans la décentralisation. La blockchain est une conséquence du succès produit, pas un prérequis marketing.

Ce choix n'est pas un renoncement. Il repose sur un constat : une gouvernance mal conçue reste mal conçue une fois gravée dans un smart contract — et devient alors bien plus difficile à corriger. Mieux vaut éprouver les règles avec de vrais membres, sur de vraies décisions, puis les graver.

Les quatre phases

PhasePérimètreCe qui devient possibleÉtat
Phase 1a
MVP critique
Fondations, cercles, propositions, tâches, MERCI en base de données. Connecter de vrais testeurs, soumettre et adopter une vraie proposition, créer et valider des tâches, voir les MERCI s'accumuler et le seuil se calculer. Livré
Phase 1b
MVP complet
Cercles avancés, cycle de proposition complet, élections, objections structurées, amendements IA, suivi de projets, trésorerie, tableau de bord public. L'intégralité du modèle de gouvernance décrit dans cette documentation, en conditions réelles. En cours
Phase 2
Ancrage on-chain
Ancrage léger sur Minima et stockage décentralisé. Signature cryptographique complète. Les preuves de décision deviennent inaltérables et vérifiables par tous, indépendamment de la DAO elle-même. Conditionnée
Phase 3
Tokenisation
Le token MERCI devient un vrai token on-chain, gouverné par des scripts KISS VM. Les MERCI deviennent des actifs réels dans le portefeuille de chaque membre, transférables selon les règles codées. Conditionnée
Phase 4
Économie complète
Pont MERCI/USDT, multisig automatisé, intégration complète avec la dApp DeFi. L'économie du temps devient pleinement liquide. Le déblocage des fonds se déclenche sans aucune intervention manuelle. Optionnelle
⚠ Ce qui n'est pas encore actif

Aujourd'hui, en Phase 1 : les MERCI sont des points en base de données, pas encore des tokens on-chain ; aucun smart contract n'est déployé ; le multisig de trésorerie est opéré manuellement par ses cosignataires élus ; il n'y a pas encore de pont MERCI/USDT. Les règles de gouvernance, elles, sont bien appliquées — c'est précisément ce qui est en cours de validation.

Cette documentation décrit donc à la fois le système cible, tel qu'il est spécifié et constitutionnellement engagé, et l'état d'avancement réel. Les deux sont publics, et c'est volontaire : une DAO qui ne serait pas transparente sur son propre degré d'achèvement aurait du mal à réclamer la transparence à ses projets.

Le chemin déjà parcouru

La construction avance ticket par ticket, avec une règle inhabituelle : une conversation dédiée par ticket, et validation avant de passer au suivant. Chaque décision technique structurante est consignée, avec ses arbitrages, ses mesures et — c'est le plus rare — ses clauses d'honnêteté : ce que le ticket n'a pas fait, ce qu'il a laissé ouvert, ce qu'il a cassé ailleurs.

Bloc AFondations — authentification par portefeuille, journal d'audit, tableau de bord, notifications.
Bloc BCercles, hiérarchie à profondeur libre, double-liens, cartographie, onboarding, élections sans candidat.
Bloc CPropositions : formulaire, validation IA, clarification, réactions par section, objections structurées, amendements.
Bloc DTâches en kanban, validation par les pairs, calcul MERCI sur 6 mois glissants, paliers de participation.
Bloc ESuivi de projets, rapports périodiques, vue trésorerie, tableau de bord public de transparence.
TransverseFilet de tests sur les modules de règles, refonte visuelle, performance et hygiène d'outillage.
⚙ Deux exemples de cette rigueur

Le versionnage des approbations. Une approbation était, au départ, une simple ligne valable pour l'éternité : une proposition réécrite revenait avec ses anciens consentements intacts, et l'écran attestait un accord donné sur un texte qui n'existait plus. Un ticket entier a été consacré à corriger cela — chaque ✔ et chaque avis porte désormais la révision de la section sur laquelle il a été donné.

Un défaut connu, documenté, non masqué. Lorsqu'une règle a été livrée sans son garde-fou, ou qu'un message d'écran s'est révélé faux dans certains états, le fait a été inscrit noir sur blanc dans le journal du projet, avec sa date, sa cause et le ticket qui le corrigera. Un système de gouvernance qui masquerait ses propres défauts ne mériterait pas la confiance qu'il réclame.

12Répliquer le modèle ailleurs

La DAO Universalis ne se considère pas comme une destination, mais comme un laboratoire vivant. Son modèle est conçu pour être repris — coopérative agricole, salle de sport communautaire, village autonome, association citoyenne, startup, ou gouvernance alternative à l'échelle d'un territoire.

Une modularité radicale

Les trois piliers fonctionnant indépendamment, un groupe adopte ce dont il a réellement besoin :

  • DOSS seule — une gouvernance sociocratique rigoureuse, sans économie de tokens complexe.
  • DOSS + DeFi — la gouvernance, plus la gestion et la fructification de la trésorerie.
  • DeFi seule — faire fructifier une trésorerie de projet, sans changer de gouvernance.
  • Les trois — la gestion complète alignée sur le modèle DAO Universalis.

Les dApps DeFi et AUM sont ouvertes à tout public, hors de la DAO. En revanche, intégrer formellement l'écosystème suppose un besoin réel d'au moins DOSS ou DeFi : sans intérêt commun autour de la décentralisation des décisions ou de la transparence des fonds, il n'y a tout simplement pas d'objet commun.

Ce qui se paramètre, ce qui ne se paramètre pas

Adaptable au contexte

  • Les seuils — ils peuvent être abaissés pour les petits cercles ou les petites DAO (par exemple 50 au lieu de 72), mais jamais supprimés.
  • Le taux R — défini selon la communauté et ses réalités économiques locales.
  • Les cercles et domaines — entièrement à définir selon l'activité.
  • Les délais de priorité — adaptés au rythme réel du collectif.

Non négociable

  • Une voix par membre actif au-delà des seuils.
  • La non-domination : aucune accumulation ne peut imposer une décision.
  • Le principe du facteur d'égalisation.
  • L'absence d'autorité centrale exclusive.

Ces quatre principes exigent l'unanimité pour être modifiés (Art. 38). Ils sont ce qui fait qu'une réplication reste une DAO Universalis.

Devenir sa propre DAO

Après une période de maturation, un projet peut proposer de devenir une DAO à part entière, avec ses propres règles et sa propre trésorerie, par réplication adaptée des trois dApps. La réplication est subordonnée à une proposition adoptée, et au versement d'une commission régulière à la trésorerie de la DAO mère — dont les modalités sont fixées dans cette même proposition.

C'est le mouvement inverse de la franchise : on ne construit pas un réseau de filiales, on essaime des organisations souveraines qui restent reliées par un intérêt commun et un socle de principes.

✓ Le laboratoire vivant

La Cité du Vivant, à Ouèssè au Bénin, est le projet phare et la démonstration concrète : forage et château d'eau, installation solaire hors réseau, agriculture régénératrice, champignonnière et poulailler bio, formations à la finance décentralisée pour les communautés locales. Ce n'est pas une simulation — c'est le modèle éprouvé sur le terrain, de la France au Bénin, avec des étapes réelles, des livrables vérifiés et des fonds débloqués par phases.

13Questions fréquentes

Regroupées par thème. Utilisez la recherche du sommaire pour retrouver un sujet précis.

Comprendre les bases

Je n'y connais rien en blockchain. Puis-je quand même participer ?

Oui, et c'est une intention explicite du projet. Vous aurez besoin d'un portefeuille Minima — l'équivalent d'une application qui détient votre identité numérique — et le Cercle Onboarding vous accompagne pour l'installer. Ensuite, l'usage quotidien ressemble à celui de n'importe quel outil de travail collaboratif : vous lisez des propositions, vous posez des questions, vous donnez votre avis, vous réalisez des tâches.

Vous n'avez jamais à écrire une ligne de code, ni à comprendre comment fonctionne une blockchain. La technologie est là pour garantir que personne ne peut tricher — pas pour vous être opposée.

Quelle est la différence entre le consentement et le vote ?

Un vote demande : « Combien sont pour ? » Le consentement demande : « Quelqu'un voit-il un risque réel qui justifie de ne pas essayer ? »

Conséquences pratiques : avec un vote à la majorité, 51 % imposent leur volonté à 49 % et le texte ne s'améliore pas. Avec le consentement, une seule personne peut faire progresser une proposition — à condition de dire précisément ce qui ne va pas et comment le corriger. Les minorités ne sont pas écrasées, elles sont mises à contribution.

Ce n'est pas non plus l'unanimité : on ne cherche pas que tout le monde soit enthousiaste, seulement que personne n'ait d'objection argumentée.

Que se passe-t-il si quelqu'un bloque tout de mauvaise foi ?

Plusieurs mécanismes se répondent. D'abord, une objection sans les quatre champs obligatoires — motif, argumentation factuelle, risques précis, amendement demandé — n'existe tout simplement pas : le formulaire ne se soumet pas, et l'IA alerte si le contenu est vague.

Ensuite, une objection sans amendement constructif est écartée automatiquement à l'issue du délai (Art. 16). Puis, si le blocage persiste, l'objecteur doit démontrer par des faits le risque qu'il invoque. Si le doute subsiste, la proposition part à l'essai avec des mesures de contrôle que l'objecteur contribue à définir : ses craintes deviennent testables.

En tout dernier recours seulement, un vote exceptionnel à 67 % peut débloquer la situation. L'Article 16 précise que ce n'est pas un mode de gouvernance ordinaire.

Pourquoi 72 MERCI, et pas un autre nombre ?

72 heures sur 6 mois représente 12 heures par mois, soit environ 3 heures par semaine. C'est un engagement compatible avec une vie professionnelle et familiale, tout en étant suffisant pour rester informé de ce qui se décide.

Le nombre a une seconde fonction : il fournit une échelle d'équivalence avec les contributions financières. Et l'Article 22 permet de l'abaisser pour les cercles ou projets de petite taille — mais jamais de le supprimer.

Le MERCI est-il une cryptomonnaie sur laquelle je peux spéculer ?

Non, et c'est inscrit à l'Article 21 : le MERCI n'est ni un titre financier ni un instrument de spéculation. Il ne s'achète pas — il ne s'obtient que par des heures de contribution validées par des pairs.

Il peut être échangé contre des biens et services dans l'écosystème, ou converti en stablecoin selon des modalités volontairement conçues pour décourager la sortie spéculative : commission de 5 % à la conversion, et perte du seuil de gouvernance correspondant. Convertir ses MERCI, c'est réduire sa capacité à décider.

Pouvoir et équité

Un riche investisseur peut-il prendre le contrôle de la DAO ?

Non, et plusieurs verrous indépendants s'y opposent :

  • Le facteur d'égalisation ramène le poids du plus gros investisseur à celui du plus gros contributeur en heures. Investir dix fois plus ne donne pas dix fois plus de poids : cela donne exactement le même plafond.
  • L'appartenance au cercle est requise — et elle suppose un rôle défini, validé par des pairs, et un profil de compétences complet.
  • Le périmètre est borné : un investisseur ne décide que sur le projet qu'il a financé. Pour peser sur les décisions générales, il doit contribuer en temps.
  • La pénalité d'inactivité réduit son poids de moitié après six mois sans participation, et à zéro après un an.
  • L'Article 4 — une voix par membre actif au-delà des seuils — ne peut être modifié qu'à l'unanimité.
Et les fondateurs ? Gardent-ils un pouvoir spécial ?

Non. Le principe cardinal est explicite : aucun pouvoir central, pas même pour les fondateurs. Ils sont soumis exactement aux mêmes seuils, aux mêmes cycles de proposition, aux mêmes règles d'objection. S'ils cessent de contribuer, leurs droits décisionnaires s'éteignent comme ceux de n'importe qui.

Le cercle « Vision, Mission & Valeurs » comporte un rôle de Co-Fondateur, mais il porte une mission de garde du cap — pas un droit de veto. Et l'Article 6, qui interdit toute autorité centrale exclusive, ne peut être modifié qu'à l'unanimité de tous les membres décisionnaires.

Un contributeur hyperactif peut-il monopoliser les décisions ?

Non plus. Au-delà du seuil, tous les membres actifs d'un cercle ont exactement une voix, quel que soit leur nombre de MERCI. Quelqu'un à 800 MERCI ne pèse pas plus que quelqu'un à 73. Le MERCI est un droit d'entrée dans la décision, pas un poids de vote.

Le nombre de MERCI ne sert que dans un cas : déterminer le plus gros contributeur d'un cercle, pour calibrer le facteur d'égalisation face aux investisseurs.

Qui décide de la valeur d'une tâche en MERCI ?

Le cercle, avant que le travail ne commence. La tâche est enregistrée avec son objectif, son délai et le nombre d'heures estimé, puis soumise au consentement des membres actifs du cercle. Une objection ouvre un fil et un amendement, comme pour toute autre décision.

Une fois la tâche réalisée, une seconde validation confirme qu'elle a bien été accomplie. Deux validations distinctes, à deux moments différents, par des pairs — et jamais par celui qui exécute.

Rejoindre et contribuer

Combien de temps faut-il pour devenir décisionnaire ?

À 3 h par semaine, il faut environ six mois pour franchir les 72 MERCI. À 6 h par semaine, environ trois mois. Le droit de proposer, lui, s'ouvre bien plus tôt : dès 12 MERCI, soit quelques semaines.

Notez que la fenêtre est glissante : ce n'est pas une progression qu'on acquiert définitivement, c'est un niveau qu'on maintient. C'est exactement ce qui empêche une gouvernance de se figer.

Je préfère rester anonyme. Est-ce possible ?

Oui. L'Article 34 pose qu'aucune donnée d'identification civile n'est exigée au-delà du strictement nécessaire à la coopération. Vous pouvez utiliser un pseudonyme rattaché à votre adresse Minima. Durant la phase de candidature, seuls les onboarders voient l'identité que vous leur communiquez.

Réserve : les obligations légales attachées à un projet précis ou à une structure juridique locale restent applicables. Si vous portez un projet financé dans un cadre juridique donné, ce cadre s'impose.

Puis-je participer sans argent, ou seulement avec de l'argent ?

Les deux, et les deux à la fois. Aucune participation financière n'est requise pour devenir membre décisionnaire : les heures suffisent, et c'est même la voie principale. À l'inverse, on peut participer uniquement par un financement — mais à condition d'obtenir un rôle validé dans un cercle et de suivre réellement le projet.

Un profil mixte cumule ses MERCI réels et ses MERCI équivalents. C'est le cas de David dans l'exemple du facteur d'égalisation : 200 heures plus 1 000 € investis lui donnent 300 de poids total.

Si je pars, que deviennent mes MERCI et mes tokens ?

Vous les gardez. L'Article 13 préserve intégralement les droits acquis : MERCI accumulés et utilisables dans l'écosystème, tokens projet avec leurs droits de remboursement et de revenu, part de bénéfices acquise jusqu'à la sortie, et historique immuable de vos contributions.

Ce qui cesse, ce sont vos accès décisionnels. Et si vous portiez un projet en cours, votre départ suit le préavis et les modalités de transmission prévus dans la proposition initiale du projet.

Que se passe-t-il si je ne peux plus contribuer pendant quelques mois ?

Votre solde sur 6 mois glissants décroît naturellement. Sous 72 MERCI, vous perdez vos droits décisionnaires mais restez membre actif : vous pouvez lire, poser des questions et soumettre des propositions. Sous 12 MERCI, le processus d'offboarding s'enclenche et vous redevenez sympathisant.

Dans tous les cas, une alerte automatique vous prévient, un échange correctif est proposé, et une opportunité de rétablissement vous est laissée. Et tout se regagne en recontribuant — sans repartir de zéro sur vos tokens.

Technique et sécurité

Que se passe-t-il si un serveur tombe ?

À terme, il n'y a pas de serveur central à faire tomber : DOSS est conçue comme une MiniDapp, une application qui tourne dans le nœud Minima de chaque membre, y compris sur mobile. Les données critiques vivent sur la blockchain, et les volumes sur un réseau de stockage décentralisé répliqué.

En Phase 1, l'application est encore hébergée de façon classique — la migration vers ce modèle est précisément l'objet des Phases 2 et 3, et c'est documenté comme tel.

Comment sais-je qu'une décision n'a pas été modifiée après coup ?

Chaque étape — soumission, question, réponse, objection, amendement, décision, transaction — est enregistrée avec un horodatage et une signature numérique, sur la blockchain Minima pour les métadonnées critiques, et dans la base décentralisée pour les contenus volumineux.

Vous pouvez auditer l'historique complet à tout moment, sans demander la permission à quiconque, et générer un rapport cryptographique prouvant vos propres contributions. De plus, rien n'est jamais supprimé : les propositions rejetées sont archivées avec l'explication du rejet, et les objections neutralisées restent affichées, simplement étiquetées.

Pourquoi ne pas avoir choisi Ethereum, plus connu ?

Parce que la promesse de DOSS est que chaque membre puisse vérifier lui-même. Sur la plupart des chaînes, faire tourner un nœud complet exige un matériel coûteux — en pratique, les utilisateurs font confiance à un fournisseur d'accès, et la décentralisation redevient une centralisation déguisée.

Minima fait tourner un nœud complet sur un téléphone. Pour une DAO dont des contributeurs vivent en Afrique de l'Ouest, ce n'est pas un détail technique : c'est la condition pour que la transparence soit réellement accessible à tous. S'ajoutent l'absence de frais de mineurs et la résistance quantique des signatures.

Cela dit, le code des smart contracts est pensé pour rester compatible avec d'autres réseaux, et la dApp DeFi opère déjà sur plusieurs chaînes.

L'IA peut-elle décider à ma place ou influencer un résultat ?

Non. L'IA ne clôt aucune proposition, n'attribue aucun rôle, ne libère aucun fonds et ne valide aucune tâche. Elle vérifie la complétude d'un formulaire, signale des incohérences, synthétise des arguments d'élection et rédige des propositions d'amendement — toutes soumises au consentement humain avant de compter.

Lors de la validation technique du formulaire, elle compte pour une voix : ni plus ni moins qu'un membre. Et si elle est indisponible, le processus continue sans elle : elle n'est jamais bloquante.

Comment être sûr que le code fait vraiment ce que dit cette documentation ?

C'est la bonne question, et la réponse tient en trois éléments.

D'abord, les règles sont isolées dans des modules purs, testables sans base de données ni réseau, et partagés entre le serveur et l'interface : ce qui s'affiche ne peut pas diverger de ce qui est appliqué.

Ensuite, chaque test énonce la règle en français et cite sa source — Constitution, cahier des charges, ou arbitrage explicitement documenté. Un test écrit depuis le code plutôt que depuis une source est considéré comme un test invalide.

Enfin, le journal du projet consigne ce qui n'a pas été fait, autant que ce qui l'a été. Les écarts entre spécification et réalisation y sont nommés, datés, et routés vers un ticket de correction.

Projets et financement

Quels projets la DAO accepte-t-elle ?

L'Article 27 pose cinq critères cumulatifs : une volonté réelle et démontrée du porteur de bénéficier d'une gouvernance décentralisée ou d'une trésorerie transparente ; une mission alignée sur les valeurs de l'Article 3 ; un formulaire de proposition complet avec un plan financier par phases et livrables vérifiables ; l'engagement à respecter la Constitution et à se constituer en sous-cercle du cercle Projets DAO ; et l'adoption de la proposition par consentement.

Autrement dit : la DAO n'est pas un guichet de subventions. Elle n'est pas aveuglément inclusive — le fait d'être un bon projet ne suffit pas s'il n'y a pas d'intérêt réel pour la décentralisation.

Peut-on recevoir tout le financement d'un coup ?

Non, jamais. L'Article 29 est catégorique : aucun fonds ne peut être remis en bloc. Toute proposition de financement découpe le budget en phases, chacune assortie de livrables vérifiables et d'une adresse de réception. Une tranche ne se libère qu'après validation des livrables de la phase précédente par le cercle de suivi.

En cas de retard ou de défaut, les fonds restants sont automatiquement gelés jusqu'à un amendement adopté par consentement.

D'où vient l'argent de la trésorerie ?

Principalement de 70 % de la commission que la dApp DeFi prélève sur les gains — une commission de 15 %, réductible jusqu'à 5 % selon les tokens DEFI détenus. S'y ajoutent les gains produits par le placement des fonds propres de la DAO, les contributions et excédents des projets, ainsi que les retours de financement des projets lucratifs.

Les 30 % restants de cette commission financent la maintenance, les audits et le développement de la dApp DeFi elle-même. Et la commission DeFi ne porte que sur les gains, jamais sur les sommes déposées.

Que se passe-t-il si un projet financé échoue ?

Les fonds restants sont gelés dès que l'échéance d'une phase est manquée. Le cercle et le porteur ont alors deux voies : proposer un amendement — extension de délai, réallocation, changement de méthode — après dépôt de justificatifs ; ou clôturer le projet, les fonds non utilisés revenant à la trésorerie commune.

Ce n'est pas une punition. C'est ce qui permet de financer des projets ambitieux sans mettre en danger le patrimoine commun : le risque est borné par construction, phase après phase.

Puis-je vérifier moi-même l'usage des fonds ?

Oui. Chaque membre actif voit en temps réel le solde, la répartition, les signatures en attente et qui a déjà signé, l'historique complet des transactions, les allocations face à leurs cibles et les positions de rendement avec leur profil de risque.

Et tout membre actif disposant d'au moins 12 MERCI sur 6 mois peut déclencher un audit approfondi d'un projet, par simple proposition. Il n'y a pas de contrôle central : il y a un contrôle possible par tous, tout le temps.

14Glossaire

Chaque terme technique employé dans cette documentation, expliqué en une phrase. Les mots soulignés en pointillés dans le texte renvoient à ces mêmes définitions sous forme d'infobulle.

15Aller plus loin

Les documents de référence

DocumentCe qu'il contientAutorité
Constitution de la DAO Universalis46 articles : principes, membres, gouvernance, tokens, projets, transparence, modification, différends.Prime sur tout le reste. Quatre articles verrouillés à l'unanimité.
White Paper dApp DOSSLa vision complète du pilier de gouvernance, ses mécanismes, sa tokenomics, son architecture.Subordonné à la Constitution.
Cahier des charges dApp DOSSSpécifications fonctionnelles, techniques et non fonctionnelles destinées au développement.Subordonné à la Constitution.
Process MapsLes parcours complets : cycle d'une proposition, gestion des tâches, cercle Onboarding.Documents opérationnels.
Démo interactive de la dAppHuit modules explorables : tableau de bord, cycle d'une proposition, création, cercles et élections, suivi de projet, trésorerie, connexion, onboarding.Prototype — données simulées.
⚙ Hiérarchie des sources

En cas de divergence entre deux documents, l'ordre est fixé : Constitution > White Paper > Cahier des charges > règlements internes de cercle. Cette règle est appliquée jusque dans le code : par exemple, là où le cahier des charges écrivait un seuil « supérieur à 12 » et la Constitution « au moins 12 », c'est la Constitution qui a tranché — et la différence n'était pas théorique, un membre réel se trouvant exactement à la borne.

Par où commencer

  1. Comprendre

    Vous venez de le faire. Le problème de fond de tout groupe humain a désormais une réponse complète — testez-la contre votre propre expérience de collectif, d'entreprise ou d'association.

  2. Tester

    Explorez la démo interactive de la dApp DOSS. Chaque module correspond à un chapitre de cette documentation : vous verrez concrètement à quoi ressemble une objection structurée ou une élection sans candidat.

  3. Rejoindre

    Contribuez avec votre temps, vos compétences, ou en participant aux financements. Chaque voix et chaque euro pèsent, équitablement — c'est l'objet même de tout ce qui précède.

Ceux qui travaillent ensemble décident ensemble.

Gouverner ne signifie plus dominer, mais savoir coopérer efficacement. La dApp DOSS n'est pas un outil de plus : c'est une infrastructure de collaboration, conçue pour être juste par construction et vérifiable par tous — et réplicable partout.

Documentation de la dApp DOSS · DAO Universalis — Organisation Autonome Décentralisée sur blockchain Minima.
dao-universalis.org